5e étape : Pondicherry

Posté par Tom & Alex Pas de commentaire Mardi 28 juillet 2009

Catégorie : Pré-Voyage

Un peu d’Histoire

Pondichéry, ou nouvellement Puducherry est une des villes les plus connues d’Inde, de par son passé en rapport avec la France.


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Cette histoire commence au XVIIème siècle, lorsqu’un militaire française acheta un village du nom de Poudouchéry, pour le compte de la Compagnie Française des Indes (créée en 1664 par Colbert, avec pour but de permettre à la France d’avoir un commerce avec l’Asie, et de concurrencer les diverses compagnies européennes qui existaient déjà). Quelques décénnies plus tard, un dénommé François Martin (oui, on ne peut pas trouver noms plus franchouillards) développa réellement le commerce, Pondichéry devient alors une fenêtre sur l’Orient et ses richesses. Bientôt, les établissements français des Indes s’y établirent, faisant de Pondichéry une ville à la fois forte économiquement, mais également administrativement.
En 1756, les ventes de la Compagnie Française des Indes égalaient presque celles de la Compagnie Britannique. Avec la Guerre de sept ans, Pondichéry fut pillée et rasée par les Britanniques, qui rendirent  les ruines à la France, lors du traité de Paris. Depuis lors, Pondichéry perdu toute sa notoriété et sa gloire, jusqu’à être rendue à l’Inde en 1956.

Ces décennies de gloire ont laissé leurs lots de trésors.

A visiter…

On peut visiter le quartier français, avec de larges boulevards, des noms de rue français, sa culture et son architecture française, mêlée néanmoins de temples hindouistes, notamment le temple Sri Manakula Vinayagar, dédié à Ganesh, son sanctuaire est orné de marbre du Rajasthan, et d’or.
On y trouve l’église Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception, qui date du XVIIIème siècle, caractéristique des constructions jésuites de l’époque, ou encore l’église du Sacré-Cœur, de style gothique. Plus récente, Notre-Dame-des-Anges a les murs recouverts d’un mélange à base de coquilles d’œufs et de plâtre, qui lui donne un aspect lisse.

On peut se promener dans les jardins botaniques crées en 1826 par les français, ou encore aller voir « l’hôtel de ville » tel qu’il est appelé, et s’étonner de voir les policiers porter « des képis à la française ». Le musée de Puducherry, aménagé dans une ancienne bâtisse coloniale, présente des collections de sculptures et d’objets datant de l’époque dravidienne, ou encore des souvenirs de l’époque coloniale.

On peut également découvrir l’ashram Sri Aurobindo, créée par « la Mère » en 1926, qui accueille un flux continu de fidèles. En pénétrant dans le bâtiment principal, on découvre une cour où se réunissent les fidèles, ainsi que la tombe de « la Mère », toujours fleurie.

La plage de Puducherry est rocailleuse, mais on peut trouver des plages sableuses en dehors de la ville, Reppo, Serenity ou encore Paradise Beach où on propose des sports nautiques ou des excursions en bateau.

Infos pratiques

Nous logerons probablement à la Villa Pondicherry (www.pondy.org) qui proposent des chambres à partir de 650 RS.
Les restaurants sont assez raffinés, et on trouve beaucoup de mets français revisités.

TRANBER

4e étape : Tiruvannamalai

Posté par Tom & Alex Pas de commentaire Samedi 25 juillet 2009

Catégorie : Pré-Voyage

Notre 4ème étape est Tiruvannamalai, situé plus à l’intérieur du pays, à 3h de route de Mamallapuram.


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Ville de 130 000 habitants, elle fait partie des lieux principaux de pèlerinage dans le Tamil Nadu, notamment pour le temple d’Arunachaleswar.

Celui-ci fait plus de 10 Ha, et a été bâtit en partie au XIème siècle. On y vénère Shiva  sous sa forme d’Arunachaleswar, et bon nombres de prêtres, saddhu et pèlerins s’y retrouvent régulièrement.

Autre endroit singulier de Tiruvannamalai est le mont Arunachala ou (Girivalam), est une colline de 800 mètres de hauteur qui surplombe la ville, et qui est envahis de pèlerins venant en faire le tour les soirs de pleine lunes ou de fête. Plusieurs sanctuaires et petits temples bordent la route, ainsi que deux grottes, Virupaska et Skandasramam, et des petits villages.

Tiruvannamalai est également connu pour son ashram Sri Ramana, qui attire de nombreux fidèles du monde entier. Il s’agit d’un lieu très tranquille où l’on peut venir méditer et participer aux puja (prières), ou encore fréquenter la librairie.

Notre 5ème étape sera Pondichéry, situé à 3h de là par train ou par bus.

3e étape : Kanchipuram, Tirukkalikundram, Crocodile Bank

Posté par Tom & Alex Pas de commentaire Vendredi 24 juillet 2009

Catégorie : Pré-Voyage

Pendant notre séjour à Mamallapuram, nous ferons une excursion au sein de Kanchipuram, une des sept villes saintes de l’Inde, connue à travers l’Inde et le monde pour ses soieries.
Ville de 190 000 habitants, Kanchipuram se situe à 2h Mamallapuram, et à 2h de Chennai.


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Un peu d’Histoire

Kanchipuram fut la capitale du royaume dravidien, et connut son essor architectural et artistique sous la dynastie Pallava. Elle fut surnommée « la ville aux 1000 temples », bien qu’aujourd’hui, il n’en demeure pas moins de 125.

Un des plus célèbres d’entres eux et le plus vieux, est le temple de Kailasanatha, situé à l’extérieur de la ville, est le plus agréable à visiter, et est typiquement dravidien. Dédié à Shiva, les non-hindous peuvent néanmoins accéder à un sanctuaire qui protège un lingam (pierre d’apparence phallique).

A voir…

Le temple Sri Ekambaranathar est quant à lui le plus vaste (environ 12 ha), dédié à Shiva également. Il abriterait un manguier vieux de plusieurs millénaires qui lui aurait donné son nom. Les non-hindous ne peuvent pas visiter le sanctuaire.


Le temple Kamakshi Amman, est dédié quant à lui à la déesse Parvati, sous la forme de Kamakshi, qui accède à toutes les requêtes.  Le sanctuaire recouvert d’or n’est pas accessible aux non-hindous.
Le temple de Devarajaswami, destiné à Vishnu, comporte un hall de 96 piliers sculptés. Tous les 40ans, le grand bassin est vidé, laissant apparaitre une statue de Vishnu. La prochaine fois sera en 2019.

Aujourd’hui, Kanchipuram est réputé pour ses saris, dont l’industrie emploie 80% des habitants de la ville.

Aux alentours…

Tirukkalikundram

Tirukkalikundram, situé à 14 km de Mamallapuram, est un centre de pèlerinage important.
Il s’agit du temple de Vedagirishvara, juché au sommet d’une colline, qui est très fréquenté, notamment en fin d’après-midi. La légende dit que chaque midi, deux aigles de Bénarès viennent s’y percher… En sachant que Varanasi (Bénarès, la plus grande ville sainte en Inde) est situé à environ 2000 km de là. Avant de parvenir, il faudra néanmoins gravir 550 marches pieds-nus.

Le crocodile Bank

Fondé en 1976, le Crocodile Bank est un centre qui élève toutes sortes de reptiles, telles que des crocodiles ou encore des serpents, afin de conserver, et d’étudier certaines espèces.  Aujourd’hui, le centre contient près de 2400 crocodiles de 14 espèces différentes. Situé près de Mamallapuram, il peut faire l’objet d’une excursion pendant une journée.

2e étape : Mamallapuram

Posté par Tom & Alex 1 Commentaire Lundi 20 juillet 2009

Catégorie : Pré-Voyage

Mamallapuram est une ville d’environ 12 000 habitants, classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Si elle est renommée pour ses nombreux temples et ses sculptures de pierre, elle compte également parmi les quelques stations balnéaires du pays.


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Un peu d’Histoire

C’est au 7ème siècle que Mamallapuram devint une ville de renommée, avec un port très actif qui exporta sa civilisation jusqu’en Extrême-Orient. La dynastie des Pallava, qui régnait alors sur une partie du Sud de l’Inde, laissa des traces de son passage, avec  des monuments mondialement célèbres. Aujourd’hui encore, Mamallapuram, anciennement Mahabalipuram, est célèbre à travers l’Inde pour ses sculpteurs de pierre dont le travail résonne dans les rues.

Parmi les monuments construits sous la dynastie Pallava, on retrouve le temple du Rivage, dédié à Shiva et Vishnu, qui est construit à quelques dizaines de mètres de l’Océan, protégé de l’érosion et des fortes marées par une digue aménagée.

A visiter…

Au sud de la ville, on retrouve les temples appelés les 5 Ratha, qui doivent leurs noms respectifs à des héros de la mythologie hindouiste qui, rappelons-le, occupe une place très importante dans la vie indienne. On retrouve également taillé dans la pierre un lion, un nandi (le taureau du Dieu Shiva), et un éléphant. Ces temples doivent leur spécificité au fait qu’ils sont taillés à même la pierre, et non pas construit, leurs prédécesseurs étant faits en bois.

Monument phare, l’ascèse d’Arjuna, un bas-relief qui met en scène des animaux, dieux, et autres légendes  d’un recueil de fables sur la Descente du Gange sur Terre, par le canal des cheveux de Shiva, qui fait 30 x 12mètres. Un peu plus loin, on retrouve le Krishna Mandapam, pavillon représentant une des légendes de Krishna.

On retrouve également un temple dédié à Ganesh. Un peu plus loin se trouve la « motte de beurre de Krishna », en référence à la gourmandise du célèbre Dieu qui est en fait un énorme rocher inébranlable.

A 5km au nord de Mamallapuram, on retrouve la grotte du tigre, sanctuaire consacré à la déesse Durga.

Mamallapuram est également une des seules stations balnéaires du Tamil Nadu où les voyageurs viennent profiter de la plage et des fruits de mer. Cette ville a énormément souffert du tsunami en 2004, et bon nombres de restaurants affichent des photos de la catastrophe.

Mamallapuram est une ville d’environ 12 000 habitants, classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Si elle est renommée pour ses nombreux temples et ses sculptures de pierre, elle compte également parmi les quelques stations balnéaires du pays.

Un peu d’Histoire
C’est au 7ème siècle que Mamallapuram devint une ville de renommée, avec un port très actif qui exporta sa civilisation jusqu’en Extrême-Orient. La dynastie des Pallava, qui régnait alors sur une partie du Sud de l’Inde, laissa des traces de son passage, avec des monuments mondialement célèbres. Aujourd’hui encore, Mamallapuram, anciennement Mahabalipuram, est célèbre à travers l’Inde pour ses sculpteurs de pierre dont le travail résonne dans les rues.

Parmi les monuments construits sous la dynastie Pallava, on retrouve le temple du Rivage, dédié à Shiva et Vishnu, qui est construit à quelques dizaines de mètres de l’Océan, protégé de l’érosion et des fortes marées par une digue aménagée.

Au sud de la ville, on retrouve les temples appelés les 5 Ratha, qui doivent leurs noms respectifs à des héros de la mythologie hindouiste qui, rappelons-le, occupe une place très importante dans la vie indienne. On retrouve également taillé dans la pierre un lion, un nandi (le taureau du Dieu Shiva), et un éléphant. Ces temples doivent leur spécificité au fait qu’ils sont taillés à même la pierre, et non pas construit, leurs prédécesseurs étant faits en bois.

Monument phare, l’ascèse d’Arjuna, un bas-relief qui met en scène des animaux, dieux, et autres légendes d’un recueil de fables sur la Descente du Gange sur Terre, par le canal des cheveux de Shiva, qui fait 30 x 12mètres. Un peu plus loin, on retrouve le Krishna Mandapam, pavillon représentant une des légendes de Krishna.

On retrouve également un temple dédié à Ganesh. Un peu plus loin se trouve la « motte de beurre de Krishna », en référence à la gourmandise du célèbre Dieu qui est en fait un énorme rocher inébranlable.

A 5km au nord de Mamallapuram, on retrouve la grotte du tigre, sanctuaire consacré à la déesse Durga.

Mamallapuram est également une des seules stations balnéaires du Tamil Nadu où les voyageurs viennent profiter de la plage et des fruits de mer. Cette ville a énormément souffert du tsunami en 2004, et bon nombres de restaurants affichent des photos de la catastrophe.

1ere étape : Chennai

Posté par Tom & Alex 2 Commentaires Dimanche 12 juillet 2009

Catégorie : Pré-Voyage

Chennai, capitale de l’état du Tamil Nadu, compte environ 6,5 millions d’habitants.


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Les grandes villes indiennes sont très polluées, bruyantes, et peu attrayantes, et bien qu’il s’agisse de  notre première étape, nous n’y resterons sans doute que peu.

Un peu d’Histoire

Il y a près de 2000 ans, Chennai, ou anciennement Madras, était déjà au cœur du commerce des épices et de la soie avec les Chinois, les Grecs, les Phéniciens et les Babyloniens. Au XVIème, elle vit débarquer les Portugais, Hollandais puis Anglais, qui laissèrent des traces de leur passage, notamment le Fort Saint Georges, aujourd’hui transformé en musée, et abritant l’Assemblée Législative. On retrouve également la St Mary Church, construite au XVIIème siècle, première église anglaise de Madras. Les Anglais ont alors assis leur suprématie en écartant les Français, qui se sont réfugiés à Pondichéry, étape de notre voyage.

A visiter…

Chennai a également été une étape clé du voyage de Saint Thomas en Inde. Rappelons que l’apôtre s’était donné comme mission d’évangéliser les populations, et aujourd’hui encore, il existe une communauté chrétienne à Chennai, minorité dans un pays dont la population est à 80% hindouiste.
On retrouve notamment la cathédrale San Thomas, construite au XVIème siècle, et qui conserverait notamment ses reliques. Respectivement lieu de sa fugue et de son martyre, Little Mount et St Thomas Mount rendent hommage à son passage en Inde.

Chennai possède également la seconde plus longue plage au monde, Marina Beach. Un chemin longe la plage, avec les statues de personnages tels que Gandhi, Saint Thomas. L’étonnante image des personnes se baignant toutes habillées dans l’océan vaut le détour.

Le temple Kapaleeshwarar, dédié à Shivah, est un exemple type de l’architecture dravidienne, inexistante au Nord, de par son Gopuram (tour-porche), et son Mandapa (pavillon devant un temple), et ses façades multicolores. Dans un autre registre, on retrouve le temple Ramakrishna Mutt, bien loin du tumulte de la ville.

Infos pratiques

Nous passerons probablement notre première nuit à l’hôtel Chandra Park, qui reste un hôtel relativement luxueux, de l’ordre de 950RS, soit environ 14 euros, avant de prendre la route pour Mamallapuram.

J’ai bien dis probablement, car l’Inde reste un pays où tout peut devenir compliqué, et nous ne sommes pas à l’abri d’un imprévu.