5e étape : Pondicherry
Un peu d’Histoire
Pondichéry, ou nouvellement Puducherry est une des villes les plus connues d’Inde, de par son passé en rapport avec la France.
Cette histoire commence au XVIIème siècle, lorsqu’un militaire française acheta un village du nom de Poudouchéry, pour le compte de la Compagnie Française des Indes (créée en 1664 par Colbert, avec pour but de permettre à la France d’avoir un commerce avec l’Asie, et de concurrencer les diverses compagnies européennes qui existaient déjà). Quelques décénnies plus tard, un dénommé François Martin (oui, on ne peut pas trouver noms plus franchouillards) développa réellement le commerce, Pondichéry devient alors une fenêtre sur l’Orient et ses richesses. Bientôt, les établissements français des Indes s’y établirent, faisant de Pondichéry une ville à la fois forte économiquement, mais également administrativement.
En 1756, les ventes de la Compagnie Française des Indes égalaient presque celles de la Compagnie Britannique. Avec la Guerre de sept ans, Pondichéry fut pillée et rasée par les Britanniques, qui rendirent les ruines à la France, lors du traité de Paris. Depuis lors, Pondichéry perdu toute sa notoriété et sa gloire, jusqu’à être rendue à l’Inde en 1956.
Ces décennies de gloire ont laissé leurs lots de trésors.
A visiter…
On peut visiter le quartier français, avec de larges boulevards, des noms de rue français, sa culture et son architecture française, mêlée néanmoins de temples hindouistes, notamment le temple Sri Manakula Vinayagar, dédié à Ganesh, son sanctuaire est orné de marbre du Rajasthan, et d’or.
On y trouve l’église Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception, qui date du XVIIIème siècle, caractéristique des constructions jésuites de l’époque, ou encore l’église du Sacré-Cœur, de style gothique. Plus récente, Notre-Dame-des-Anges a les murs recouverts d’un mélange à base de coquilles d’œufs et de plâtre, qui lui donne un aspect lisse.
On peut se promener dans les jardins botaniques crées en 1826 par les français, ou encore aller voir « l’hôtel de ville » tel qu’il est appelé, et s’étonner de voir les policiers porter « des képis à la française ». Le musée de Puducherry, aménagé dans une ancienne bâtisse coloniale, présente des collections de sculptures et d’objets datant de l’époque dravidienne, ou encore des souvenirs de l’époque coloniale.
On peut également découvrir l’ashram Sri Aurobindo, créée par « la Mère » en 1926, qui accueille un flux continu de fidèles. En pénétrant dans le bâtiment principal, on découvre une cour où se réunissent les fidèles, ainsi que la tombe de « la Mère », toujours fleurie.
La plage de Puducherry est rocailleuse, mais on peut trouver des plages sableuses en dehors de la ville, Reppo, Serenity ou encore Paradise Beach où on propose des sports nautiques ou des excursions en bateau.
Infos pratiques
Nous logerons probablement à la Villa Pondicherry (www.pondy.org) qui proposent des chambres à partir de 650 RS.
Les restaurants sont assez raffinés, et on trouve beaucoup de mets français revisités.










